Les manifestations sporadiques qui agitent Bahreïn, malgré l'écrasement du mouvement de contestation au printemps, viennent de faire une nouvelle victime. L'opposition réclame la fermeture des tribunaux d'exception.
Le vent de la contestation n'est éteint à Bahreïn. Des manifestations sporadiques continuent d'agiter le royaume du Golfe, et viennent de faire une nouvelle victime. Un adolescent chiite est mort mercredi, après avoir été atteint au visage par une bombe lacrymogène tirée par les forces de l'ordre.
Jawad Ahmed al-Cheikh, 14 ans, a été tué dans le village chiite de Sitra lors d'une petite manifestation après les prières pour l'Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, a précisé Al-Wifaq, la principale organisation de l'opposition chiite sur sa page Facebook.
La répression sanglante à la mi-mars, par la dynastie des Al-Khalifa, du mouvement de protestation déclenché en février par les chiites, majoritaires dans cet archipel du Golfe, a fait 24 morts à Bahreïn entre la mi-février et la mi-mars. Quatre manifestants sont morts depuis en détention.
Mardi, le Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU (HCDH) a indiqué que la situation à Bahreïn était "toujours tendue et imprévisible", en soulignant recevoir des informations sur "la répression de petites manifestations".
Par ailleurs, le parti Al-Wifaq a déploré mercredi une attaque contre la maison de son chef cheikh Ali Salmane, et réclamé la fermeture des tribunaux d'exception, mis en place après la répression du mouvement pro-démocratie. Le Wifaq, a participé en juillet à un dialogue national avant de s'en retirer en affirmant qu'il ne représentait pas la volonté du peuple. Il a réitéré ses revendications d'"un gouvernement élu" et d'"une Assemblée élue disposant des pleines prérogatives".
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