Depuis plusieurs années, on parle beaucoup du Qatar qui attire beaucoup de joueurs jouant en Europe qui veulent terminer leur carrière au soleil avec un salaire démesuré. Mais on oublie souvent que son voisin, l’Arabie Saoudite, fait aussi de très bonnes affaires sur le plan médiatique. Joueurs de renoms se succèdent dans ce championnat complètement inconnu. Voici donc un point sur la situation de ce championnat… en bois.
Tout le monde s’y met. Joueurs et entraineurs y font un détour, le plus souvent en fin de carrière. Ils empochent un salaire supérieur à leur réelle valeur et peuvent ensuite vivre très très aisément. Mais le problème que rencontre ce championnat, c’est que les stars viennent mais ne restent pas. Un voire deux ans puis c’est la retraite ou le départ vers un club plus offrant. Cependant, le coup de pub est là. Surtout auprès de nous, français, qui voyons pas mal de joueurs de notre Ligue 1 ralliés le Moyen-Orient.
Al – Hilal domine le marché
Avec 12 titres de champion national dont cinq depuis 2000, Al – Hilal est le meilleur club du pays. Et ça a un gros avantage puisque du coup, le club gagne plus d’argent que ses concurrents, ce qui permet d’offrir de plus gros salaires aux joueurs qui souhaitent venir se remplir les poches. Et on le sait, c’est tout ce qui compte quand on va en Arabie Saoudite. Gagner ou non ce championnat dont tout le monde se fiche n’a pas grande importance… Lorsqu’on regarde l’effectif du champion en titre donc, on se dit que le plan fonctionne à merveille. Adil Hermach l’ancien Lensois, Achille Emana le camerounais passé par Toulouse, Thiago Neves l’ancien prodige brésilien, Christian Wilhelmsson le Suédois passé par Nantes, Rome et Bolton et surtout Youssef El Arabi l’ancienne star de Caen. Tels sont les noms qui composent l’effectif d’Al – Hilal. Mais ce n’est pas tout, Lee Young-Pyo l’ancien des Spurs est aussi passé par le club. Pour finir, Eric Gerets, le célèbre entraineur belge a également dirigé le club Saoudien.
Mais il y a quand même une concurrence pour Al – Hilal. Il s’agit du champion Saoudien 2000, 2001, 2003, 2007 et 2009 : Al Ittihad Djeddah. Dans ses rangs, le club compte Geraldo Wendel l’ancien Bordelais ou encore Nuno Assis, le portugais passé par le Benfica Lisbonne. Il faut aussi ajouter à cela quelques joueurs évoluant dans d’autres clubs, moins bons comme Antar Yahia à Al – Nassr. Mais cette effervescence autour de l’Arabie Saoudite ne date pas d’hier puisque de grands noms du football sont passés à un moment dans ce championnat. Parmis eux, on peut citer la star du Barça des années 90 à 95 Hristo Stoichkov, le brésilien Reinaldo, passé quatre saisons au PSG mais aussi ses compatriotes Denilson ou Jardel. Les entraineurs aussi y ont mis les pieds. Jean Fernandez y a passé près de 5 saisons avec une escale en Ligue 1 entre temps. Henri Michel et Luis Felipe Scolari ont également prit les reines d’une équipe Saoudienne durant une saison chacun.
Le cas de Youssef El Arabi
Mais le transfert le plus impressionnant dans tout ça, c’est sans aucun doute celui du jeune marocain Youssef El Arabi. A seulement 24 ans et après deux très belles saisons en Ligue 1 sous les couleurs de Caen, le joueur né en France a décidé de rejoindre l’Arabie Saoudite. Un choix arbitré par l’appât du gain sans aucun doute. Mais la plupart des joueurs qui font ce choix le font en fin de carrière, lorsque leurs heures de gloire sont derrière. Là, c’est tout l’inverse qu’a fait El Arabi. Alors que l’avenir lui semblait promis, il a disons le tout gâché pour l’argent.
A Caen, il sortait d’une superbe saison avec 17 buts en championnat juste derrière Sow et Gameiro. Un transfert semblait donc inévitable, mais on était loin d’imaginer une telle destination. La Ligue 1 était à ses pieds et notamment le champion de France : l’Olympique de Marseille. Et même certains clubs étrangers s’intéressaient à lui comme le Genoa, le FC Valence ou le FC Séville. Un choix de carrière très surprenant donc qui montre qu’avec l’argent, tout devient possible. Cependant, il n’y a aucun doute quand au fait que le joueur va rapidement regretter son choix. Entre l’OM et Al – Hilal, il y a un fossé. Et même si on imagine que le salaire qu’il perçoit est énorme, joué à l’OM ne signifie tout de même pas être à la rue. Au lieu de ça, pour quelques millions, le prodige marocain a préféré arrêté sa carrière car disons le franchement, là ou il est, niveau sportif, c’est le néant.
On peut toujours espérer un retour en Europe du joueur dans les années à venir mais une telle mentalité ne plaît pas énormément et pas mal de clubs pourraient avoir peur quand à l’état d’esprit d’El Arabi, ce qui compliquerait les transferts et réduirait les propositions. Mais même si l’estime qu’on avait tous pour le joueur a été très réduite, on ne peut que lui souhaiter de revenir sur sa décision et de rallier à nouveau le vieux continent pour relancer sa carrière au plus vite !
Robin Watt http://robin.football.fr/post/2011/09 ... velle-destination-de-reve |