Doha (Qatar), envoyé spécial - Doha, Qatar, 5 décembre 2011. Beau temps, 20 °C, fraîcheur inopinée d'un vent marin. Soudain, une série d'explosions, et la température monte d'un coup, une rafale torride cuit le visage : l'artiste chinois Cai Guo-Qiang vient de mettre le feu à ses poudres à canon, et le souffle a atteint les spectateurs, installés à une centaine de mètres.
A Doha, l'art contemporain réchauffe même le désert. Du public viennent des "Oh !" et des "Ah !" Le ciel bleu est ponctué de nuages roses et verts, d'autres canonnades expédient des taches noires, comme celles qui signalent l'activité de la DCA allemande dans les films de guerre. Un feu d'artifice en plein jour.
Cai Guo-Qiang, 54 ans, est coutumier du fait. Sa rétrospective en 2008 fut un des grands moments de l'histoire du Musée Guggenheim de New York. C'est à lui que furent confiées les illuminations - spectaculaires - qui ont ouvert la même année les Jeux olympiques de Pékin. La veille, le 20e Congrès mondial du pétrole se tenait dans un tout nouveau bâtiment, le Qatar National Convention Center (QNCC),
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