Le Qatar est partout, sur tous les fronts. Le président de la Ligue arabe est qatari, la chaine Al Jazira aussi, le petit pays a racheté le PSG et le voici dans les banlieues parisiennes. C'est l'histoire du monde que nous raconte ce matin Marie Vancutsem ...

Le Qatar, à peine grand comme la corse, a les moyens de ses ambitions. Et cette fois, l'ambition, c'est Paris, pas sa tour Eiffel, non. Ou son club de foot, c'est déjà fait...non cette fois, ce sont les banlieues parisiennes. L'émirat va investir 50 millions d'euros dans ces quartiers en difficulté, c'est près de 10% du budget du ministère de la ville cette année!
L'objectif est simple, soutenir les projets de jeunes entrepreneurs des cités...souvent éconduits par les banques... L'initiative n'est pas qatarie à la base. C'est en fait l' ANELD, l'association nationale des élus de la diversité, un collectif français d'élus, fils ou petits-fils d'immigrés qui a contacté l'ambassade... Puisque la France ne s'occupait pas de ses banlieues, il fallait chercher de l'aide ailleurs. Kamel Hamza, président de l'ANELD, a tenu à préciser : il n'est pas question de philantropie ou de mécénat. Non, l'investissement est un win-win, les projets devront tenir la route.
Le projet suscite évidemment nombre de réactions. "si l'État traitait mieux les banlieues, nous n'en serions pas là!" a affirmé un député socialiste. Claude Dilain est farouchement opposé à l'idée : "peut-on imaginer, dit-il, les états-unis investissant dix millions dans l'éducation nationale?" Si l'abandon des banlieues par le pouvoir français est dénoncé, le débat se situe aussi autour de la stratégie qatarie.
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